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Voyage dans quinze siècles de foi et d'art à Paris Region

Cathédrales, basiliques, abbayes et chefs-d'œuvre inspirés par la foi… Suivez le fil d'un héritage spirituel et artistique à Paris Region.
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  3. Voyage dans quinze siècles de foi et d'art à Paris Region

Depuis le Paris chrétien né il y a quinze siècles autour de sainte Geneviève, la foi a inspiré certains des plus beaux témoignages artistiques de la région, portée par les rois, les moines et les artistes. Cathédrales gothiques, basiliques royales, abbayes retirées, vitraux et tableaux témoignent tous d’une spiritualité qui a nourri l’art et l’architecture. Elle se découvre au cœur des quartiers de Paris comme sur les routes qui mènent aux abbayes, de Royaumont à Port-Royal.

✝️Le pape Léon XIV à Paris Region, les 25 et 26 septembre 2026

Du 25 au 28 septembre 2026, le pape Léon XIV effectue un voyage apostolique en France. C’est le premier passage d’un pape à Paris depuis Benoît XVI en 2008. Paris Region l’accueille les vendredi 25 et samedi 26 septembre autour de trois grands rendez-vous ouverts aux fidèles.

  • Les vêpres solennelles à Notre-Dame

    Le vendredi 25 septembre en fin d’après-midi, le pape célèbre les vêpres à la cathédrale Notre-Dame de Paris, entouré des prêtres, des diacres et de leurs épouses, des personnes consacrées et des séminaristes venus de toute la France.

  • La veillée de prière avec les jeunes au Stade de France

    Le même soir, il préside une grande veillée réunissant les jeunes de 17 à 35 ans au Stade de France, à Saint-Denis.

  • La messe solennelle place de la Concorde

    Le samedi 26 septembre en début d’après-midi, il donne une messe en plein air sur la place de la Concorde et les Champs-Élysées.

Sous les voûtes des cathédrales et des basiliques

La foi a laissé à Paris Region quelques-uns de ses plus grands monuments, du gothique inventé à Saint-Denis à la coupole blanche du Sacré-Cœur.

Notre-Dame de Paris, là où commence l'histoire chrétienne de Paris

Sur l’île de la Cité, bat le cœur chrétien de la capitale. Avant même la cathédrale actuelle, plusieurs sanctuaires se sont succédé à cet endroit, dont une ancienne église dédiée à saint Étienne. En lançant la construction de l’édifice gothique en 1163, l’évêque Maurice de Sully a inscrit Notre-Dame dans cette longue continuité spirituelle, dont le rayonnement s’étend encore à toute la région.

Depuis sa première pierre, la cathédrale a traversé plus de huit siècles d’histoire. Malmenée à la Révolution puis menacée de démolition, elle fut sauvée grâce au roman de Victor Hugo, avant la grande restauration de Viollet-le-Duc. Après l’incendie de 2019, elle a rouvert ses portes le 8 décembre 2024, transformée : la pierre blonde a retrouvé sa clarté, les chapelles peintes leurs couleurs, les trois grandes rosaces leur éclat et la flèche trône de nouveau dans le ciel parisien. À son sommet, un coq doré veille sur la ville. Posé en 2023, il abrite en son cœur de minuscules reliques de saint Denis et de sainte Geneviève. Aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO et ouverte à tous, Notre-Dame accueille des millions de visiteurs venus du monde entier.

Touristes devant Notre-Dame de Paris lors d&%2523039;une journée d&%2523039;été
Cathédrale Notre-Dame de Paris

Autour d’elle, l’île de la Cité se prête à la flânerie. On y longe les quais de Seine, on découvre sous le parvis la crypte archéologique et ses vestiges du Paris antique, avant de rejoindre le marché aux fleurs voisin ou la pointe de l’île Saint-Louis.

Envie de prolonger la visite ? Partez à la découverte du quartier de Notre-Dame de Paris, entre quais de Seine et vestiges antiques.

La basilique de Saint-Denis, où naît l'art gothique

Au nord de Paris, la basilique de Saint-Denis, devenue cathédrale au XXe siècle, s’est élevée sur la tombe de saint Denis. Autour de cette sépulture vénérée s’est développée l’une des abbayes les plus puissantes du Moyen Âge, bientôt choisie par les souverains pour leur dernier repos. De Dagobert aux derniers Bourbons, la plupart des rois et reines de France y reposent, sous un exceptionnel ensemble de quelque soixante-dix gisants et tombeaux sculptés, l’un des plus importants d’Europe.

Statues gisantes dans la basilique de Saint-Denis%252C en France

C’est ici, au XIIe siècle, que l’art gothique voit le jour. En reconstruisant le chevet de l’église, l’abbé Suger, conseiller des rois Louis VI puis Louis VII, imagine un édifice baigné de clarté, où les voûtes sur croisée d’ogives et de vastes verrières laissent entrer une lumière colorée. Ce nouveau chevet est consacré en 1144 devant le roi, la reine Aliénor d’Aquitaine et de nombreux évêques venus de tout le royaume. Le style qu’il inaugure, d’abord appelé « art français », gagne ensuite les grandes cathédrales et rayonne dans toute l’Europe. La basilique conserve d’ailleurs des vitraux du XIIe siècle, parmi les plus anciens de cet art.

Aujourd’hui, la basilique retrouve peu à peu sa silhouette d’origine. Sa flèche nord, démontée au XIXe siècle après avoir été fragilisée par la foudre, y renaît pierre après pierre. La Fabrique de la flèche, parcours inédit ouvert au public, permet de suivre ce chantier exceptionnel, au plus près des tailleurs de pierre, charpentiers et artisans à l’œuvre.

Explorez la basilique de Saint-Denis et sa nécropole royale.

Le Sacré-Cœur de Montmartre, une butte sacrée depuis l'époque gallo-romaine

Bien avant la construction du Sacré-Cœur, la butte Montmartre était déjà un haut lieu de spiritualité. Des temples gallo-romains y honoraient Mercure et sans doute Mars, puis le christianisme s’y est enraciné à son tour.

Née d’un vœu formé après la guerre de 1870 et la Commune, la basilique est construite à partir de 1875 dans un style romano-byzantin tout en coupoles. Sa blancheur vient d’une pierre de Château-Landon, en Seine-et-Marne, un calcaire qui pâlit au fil des pluies et garde son éclat clair.

Aujourd’hui, on y monte surtout pour la vue. Depuis le parvis, et plus haut depuis la galerie du dôme, Paris se déploie jusqu’à l’horizon, de la tour Eiffel à Notre-Dame, dans l’un des panoramas les plus dégagés de la capitale. En contrebas, le village de Montmartre invite à flâner, entre escaliers et ruelles pentues, peintres et portraitistes installés place du Tertre, terrasses de café et petit vignoble du Clos Montmartre planté à flanc de colline. Le quartier a gardé l’âme bohème qui attira ici tant d’artistes.

Gravissez la butte jusqu’à la basilique du Sacré-Cœur et son panorama.

Vue de Paris depuis le dôme de la basilique du Sacré-Cœur

Sur les pas des saints qui ont veillé sur Paris

Ces monuments servent souvent à raconter Paris. La capitale s’est pourtant aussi construite autour de figures spirituelles qui ont marqué son histoire. De sainte Geneviève à saint Vincent de Paul, des premiers chrétiens aux grands élans de charité, leurs traces se lisent encore au fil des rues, pour qui prend le temps de les suivre.

Sainte Geneviève, patronne de Paris

Née à Nanterre vers l’an 420, Geneviève est une jeune femme consacrée à Dieu lorsqu’en 451 la menace des Huns d’Attila jette l’effroi sur Lutèce. Selon la tradition, elle exhorte les Parisiens à demeurer dans leurs murs et à prier plutôt qu’à fuir. Attila contourne finalement la cité : Geneviève devient, pour les siècles à venir, la protectrice de Paris. Sa vie durant, elle organise le ravitaillement pendant les famines et intercède auprès des premiers rois francs, Clovis et Clotilde.

À sa mort, au début du VIe siècle, elle est inhumée au sommet d’une colline de la rive gauche, qui prendra son nom, la montagne Sainte-Geneviève, située dans l’actuel Quartier latin. On suit encore sa trace tout près de là, à l’église Saint-Étienne-du-Mont, où sa châsse est vénérée, et au Panthéon voisin, d’abord conçu comme une église dédiée à la sainte, que la Révolution transformera ensuite en temple des grands hommes. Des fresques y racontent toujours sa vie.

Statue de Sainte Geneviève%252C patronne de Paris dans le jardin du Luxembourg

Saint Denis et la légende du saint qui portait sa tête

Autre grande figure des origines chrétiennes de Paris, Denis fut, selon la tradition, le premier évêque de la ville. Envoyé de Rome pour évangéliser la Gaule au IIIe siècle, il est décapité au sommet de la butte qui porte aujourd’hui le nom de Montmartre, soit le « mont des martyrs ». La légende raconte qu’après son supplice, il se releva, prit sa tête entre ses mains et marcha vers le nord sur près de six kilomètres avant de s’effondrer à l’endroit où s’élève aujourd’hui la basilique de Saint-Denis. Cette image du saint portant sa propre tête a inspiré des générations d’artistes : on la retrouve notamment sur le tympan de la basilique.

Sculpture de Saint-Denis décapité sur l&%2523039;arche sud de la Cathédrale Notre-Dame de Paris

Saint Vincent de Paul, l'apôtre de la charité

Bien plus tard, au XVIIe siècle, une autre figure marque la vie spirituelle de Paris. Prêtre né en 1581, Vincent de Paul consacre son existence aux pauvres, aux malades et aux enfants abandonnés. Il fonde la Congrégation de la Mission, dont les membres seront appelés Lazaristes, puis, avec Louise de Marillac, les Filles de la Charité. En 1632, il installe son œuvre dans l’enclos Saint-Lazare, l’un des plus grands de la ville. Sa congrégation y demeurera jusqu’à la Révolution. C’est sur cet emplacement, dans l’actuel 10e arrondissement, que se dresse depuis le XIXe siècle l’église Saint-Vincent-de-Paul, qui perpétue sa mémoire.

Représentation de Saint Vincent de Paul sur vitrail dans l&%2523039;Eglise Saint Vincent de Paul à Paris
Façade de l&%2523039;église Saint Vincent de Paul à Paris

Dans le silence des abbayes et des jardins clos

Paris Region compte aussi de grandes abbayes nichées près des rivières et des forêts. On y venait chercher le retrait et la prière, on y vient aujourd’hui pour le charme des cloîtres et la fraîcheur des jardins.

L'abbaye de Royaumont, la plus vaste des abbayes cisterciennes de la région

Le jeune Louis IX, futur Saint Louis, fonde Royaumont en 1228 avec sa mère Blanche de Castille, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris, entre étangs et forêts. Le roi s’attache personnellement au chantier. De cet âge d’or subsistent le plus grand cloître cistercien de France, un remarquable réfectoire gothique et, à la place de l’abbatiale détruite à la Révolution, de romantiques ruines dressées dans la verdure.

Ceinte d’un parc irrigué de canaux, l’abbaye déploie trois jardins classés remarquables, du jardin à la française au potager et au jardin des neuf carrés d’inspiration médiévale. Devenue centre culturel, l’abbaye vit aujourd’hui au rythme de la musique et de la danse, avec un festival qui anime ses murs chaque automne.

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Abbaye de Royaumont

L'abbaye de Maubuisson, une abbaye royale de femmes devenue lieu d'art

C’est encore Blanche de Castille, mère de Saint Louis et régente du royaume, qui fait édifier Maubuisson vers 1236, près de son château de Pontoise, sous le nom de Notre-Dame-la-Royale. La reine y installe des moniales cisterciennes et choisit d’y être inhumée. Il reste de cette abbaye autrefois si puissante d’élégants bâtiments du XIIIe siècle, la salle du chapitre, le parloir, la salle des religieuses et une grande grange aux dîmes, au milieu d’un parc arboré que traversent encore des canaux d’origine médiévale. Depuis 2001, le lieu accueille un centre d’art contemporain, où des œuvres créées sur place dialoguent avec la sobriété des pierres cisterciennes.

Abbaye de Maubuisson%252C la piste à patiner
Abbaye de Maubuisson

L'abbaye des Vaux-de-Cernay, au cœur de la vallée de Chevreuse

Fondée en 1118 et rattachée à l’ordre de Cîteaux en 1147, l’abbaye des Vaux-de-Cernay aurait compté jusqu’à deux cents religieux à son apogée, dans un vallon boisé de la forêt de Rambouillet. La Révolution met fin à la vie monastique et le lieu, transformé en carrière de pierres, tombe peu à peu en ruine. Au XIXe siècle, la baronne Charlotte de Rothschild rachète le domaine et le restaure pour en faire une résidence de campagne. On peut encore voir les vestiges gothiques de l’église abbatiale, dressés au bord d’un étang, au milieu de forêts et d’eaux vives. Entièrement réaménagée, aux portes du parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, l’abbaye est aujourd’hui un vaste domaine hôtelier de quatre-vingts hectares, où l’on séjourne parmi les pierres médiévales, où l’on dîne dans l’ancien réfectoire des moines et où l’on profite d’un spa.

Brunch à l&%2523039;Abbaye des Vaux-de-Cernay%252C dans le réfectoire des Moines
Abbaye des Vaux de Cernay

Port-Royal des Champs, haut lieu du jansénisme

Fondée en 1204 dans un vallon de la vallée de Chevreuse, cette abbaye cistercienne de femmes connaît son âge d’or au XVIIe siècle, sous l’impulsion de son abbesse, la mère Angélique Arnauld, qui la ramène à une règle stricte de pauvreté et de silence. Port-Royal devient alors le foyer du jansénisme, un courant spirituel exigeant, attaché à l’austérité et à la primauté de la grâce divine. Autour de l’abbaye se rassemblent de grands esprits du Grand Siècle, tels Blaise Pascal et Jean Racine, ancien élève des célèbres Petites Écoles. Jugée trop indépendante face au pouvoir, la communauté est dispersée, puis l’abbaye rasée à partir de 1710 sur ordre de Louis XIV.

De l’abbaye d’origine subsistent surtout des fondations, affleurant au milieu d’un domaine forestier d’une trentaine d’hectares. Le souvenir du lieu, préservé au fil du temps par les fidèles de Port-Royal, revit aujourd’hui au musée national installé dans l’ancien bâtiment des Petites Écoles, où l’on peut admirer les plus beaux chefs-d’œuvre de Philippe de Champaigne. Le domaine abrite aussi le puits dont le mécanisme fut conçu d’après les calculs de Pascal, un verger d’espèces anciennes et des jardins qui rappellent la vie agricole des moniales.

Les vestiges de l&%2523039;abbaye de Port-Royal des Champs

L'abbaye Notre-Dame du Lys, ruines cisterciennes près de Melun

En 1244, Blanche de Castille fonde une nouvelle abbaye de moniales, Notre-Dame du Lys, que son fils Saint Louis dote de terres et de revenus. Les premières religieuses viennent de Maubuisson et, lorsque la reine s’éteint, son cœur est déposé ici, tandis que son corps repose à Maubuisson. Incendiée pendant la guerre de Cent Ans, reconstruite, puis livrée aux pillages après la Révolution, l’abbaye a peu à peu perdu ses bâtiments. Il en subsiste aujourd’hui de beaux vestiges gothiques, le chœur, le transept et leurs chapelles, mis en valeur dans un parc public où l’on vient se promener et pique-niquer, à quelques kilomètres en aval de Melun.

Abbaye Notre-Dame du Lys
Abbaye Notre-Dame du Lys

Le jardin des Missions Étrangères, havre secret rue du Bac

Derrière un haut mur de la rue du Bac, dans le 7e arrondissement de Paris, se cache l’un des plus étendus jardins privés de Paris. Créé au XVIIe siècle pour le séminaire des Missions Étrangères, qui formait des prêtres destinés à l’Asie, il fut dessiné par un disciple de Le Nôtre, avec ses tapis verts et ses allées rectilignes à la française. Un kiosque coiffé d’un toit en chapeau chinois et quelques plantes venues d’Extrême-Orient y rappellent ces lointaines missions. De sa fenêtre voisine, Chateaubriand aimait contempler cette échappée de verdure, qu’il évoque dans ses Mémoires d’outre-tombe. Discret et préservé, le jardin ouvre ses portes au public lors des Journées du patrimoine et de la Fête des jardins.

Au fil des musées et des trésors sacrés

La foi a aussi inspiré des chefs-d’œuvre que l’on admire aujourd’hui dans les musées et monuments de Paris Region, de la sculpture médiévale aux grands vitraux, jusqu’aux toiles du XIXe siècle.

Le Louvre, entre peinture religieuse et art médiéval

Avant d’être un musée, le Louvre fut un palais royal et ses collections gardent la trace d’une longue histoire chrétienne. Dans les salles d’objets d’art du Moyen Âge brillent ivoires, émaux et Vierges à l’Enfant, comme la délicate statuette d’ivoire provenant de la Sainte-Chapelle. Plus loin, la peinture déroule des siècles de sujets sacrés, des retables des primitifs italiens et flamands aux immenses Noces de Cana de Véronèse, scène biblique qui fait face à la Joconde.

Musée du Louvre%252C cour Napoléon
Musée du Louvre

La Sainte-Chapelle et ses vitraux

Située sur l’île de la Cité, à deux pas de Notre-Dame, la Sainte-Chapelle fut élevée par Saint Louis au milieu du XIIIe siècle pour abriter la couronne d’épines, aujourd’hui conservée au trésor de Notre-Dame. Ses quinze verrières, hautes de quinze mètres, déroulent plus de mille scènes de la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse. Par temps clair, la lumière traverse ce mur de bleus et de rouges et transforme la chapelle haute en un écrin de couleurs.

les vitraux de la Sainte-Chapelle
Sainte-Chapelle

Le musée de Cluny, le Moyen Âge et le sacré

Au cœur du Quartier latin, installé dans l’ancien hôtel des abbés de Cluny et sur des thermes gallo-romains, le musée national du Moyen Âge rassemble mille ans d’art médiéval. La part sacrée y est immense, entre sculptures d’églises, orfèvrerie, émaux et vitraux, dont plusieurs verrières de la Sainte-Chapelle et les têtes des rois de Juda jadis arrachées à Notre-Dame pendant la Révolution, puis retrouvées et recueillies ici. On y admire aussi la célèbre Dame à la licorne, tenture tissée à la fin du XVe siècle. Attenant au musée, un jardin d’inspiration médiévale prolonge la visite au grand air.

Musée de Cluny - Musée national du Moyen-Age
Musée de Cluny - Musée national du Moyen Âge

Le musée d'Orsay, entre symbolisme et spiritualité

Installé dans une ancienne gare au bord de la Seine, le musée d’Orsay est surtout connu pour ses impressionnistes. Ses collections gardent aussi la trace d’une inspiration religieuse, à la fin du XIXe siècle. Les symbolistes comme Gustave Moreau, Puvis de Chavannes ou Odilon Redon y explorent le rêve, le mystère et le sacré. Autour d’eux, les Nabis renouvellent l’image religieuse, à l’instar de Maurice Denis, catholique fervent, dont les toiles rejouent les grandes scènes de la foi dans des couleurs vives et stylisées.

Famile%252C Nymphéas de Monet
Musée d’Orsay

Au son de la musique sacrée

À Paris Region, la foi se prolonge en musique. Sous les voûtes des églises, grandes orgues et concerts offrent une façon vivante de ressentir la spiritualité.

À l'écoute des grandes orgues

Paris Region compte quelques-uns des plus grandes orgues de France, que l’on peut écouter presque chaque semaine. À Saint-Sulpice, dans le 6e arrondissement de Paris, l’immense instrument d’Aristide Cavaillé-Coll résonne lors des auditions qui suivent la messe dominicale. Non loin, Saint-Eustache et son orgue monumental accueillent récitals et créations, tandis que l’église de la Madeleine perpétue une tradition musicale à laquelle furent attachés Camille Saint-Saëns et Gabriel Fauré. À Notre-Dame, le grand orgue réveillé fin 2024 fait de nouveau vibrer la nef.

Orgue de l&%2523039;église Saint-Eustache à Paris

La musique sacrée dans des lieux d'exception

Mais c’est aussi le lieu lui-même qui fait l’émotion du concert. Sous les mille scènes de verre de la Sainte-Chapelle, des ensembles donnent en soirée un répertoire de musique classique et sacrée. À Versailles, la chapelle royale retrouve régulièrement la musique baroque pour laquelle elle fut construite, celle que l’on jouait devant Louis XIV, portée par son orgue et ses chœurs. Et sous les voûtes de la cathédrale Saint-Louis des Invalides, l’église des soldats située au cœur de l’Hôtel des Invalides, ce sont les œuvres des plus grands compositeurs classiques qui résonnent chaque année dans le cadre de la Saison musicale des Invalides.

Au fil des siècles, la foi, l’histoire et l’art ont façonné Paris Region. Partir sur leurs traces offre un angle de visite à part, que l’on soit croyant ou non-croyant.

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